Sumi é 墨絵 【すみえ】

sumi1La peinture « Sumi-é » est une très ancienne technique de peinture monochrome japonaise basée sur de simples lignes et des points à l’encre.

Elle trouve son origine dans la calligraphie chinoise du 5ème siècle importée au Japon ou elle a été reprise par les artistes japonais 14ème siècle grâce aux moines bouddhiste Zen. C’est à la fois une technique de peinture monochrome et une forme de méditation.

Le Sumi-e représente une forme d’art à part entière, mais c’est aussi une philosophie. Le Sumi-e est l’expression de la perception de l’artiste et il transmet l’essence de ce qu’il représente la nature, plante, animal, etc.

La peinture orientale Sumi-e est constituée seulement d’encre noire, c’est simplification la plus élevée de la couleur en comparaison avec la peinture occidentale qui utilise toute la palette de couleur pour former lumières et ombres.

sumi3L’encre traditionnelle utilisée en calligraphie japonaise est appelée Sumi. Il s’agit, comme en Chine et en Corée, d’une encre de Chine confectionnée à partir de suie (susu) et de colle animale (nikawa) se présentant sous forme solide, en général sous forme de bâton, que l’on frotte sur une pierre à encre avec un peu d’eau.

L’encre chinoise confectionnée à l’ancienne est plus condensée et plus tendre que l’encre japonaise. L’encre japonaise résiste mieux à l’étirement des tracés. Traditionnellement, la suie peut être de la suie de pin (shôen-boku) ou de la suie d’huile végétale (yuen-boku).

 De nos jours la suie de pin pure est rare, elle est généralement mêlée à d’autres matières chimiques, tel que l’anthracène, offrant des nuances pratiquement identiques. Les encres industrielles n’offrent pas la même finesse et elles sont généralement moins résistantes à l’eau, au temps et au marouflage.

L’encre traditionnelle continue de vivre après sa période de fabrication. Les meilleurs magasins la conservent plusieurs années avant de la vendre ; avec l’âge elle développe de plus subtiles nuances. Les encres dites « âgées » (ko-boku) ont de 50 à 60 ans ; au-delà de 100 ans elles deviennent des objets de collection. Cependant, une fois fixées sur le papier, elles échappent à l’emprise du temps.

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