Shodô – 書道 【しょどう】

shodo1Le Shodô est l’Art de la calligraphie japonaise. C’est un art traditionnel consistant à écrire les idéogrammes au pinceau et à l’encre et selon les écoles, ce dessin peut même se faire d’un trait.
La calligraphie est un art très ancien, se pratiquant depuis plus de 3000 ans. Initialement née en Chine, la calligraphie a été introduite au Japon, à Taiwan, en Corée et au Vietnam sur la base donc de l’écriture chinoise.
Cette écriture a été modifiée, parfois simplifiée ou recomposée dans ces différents pays.
En langue japonaise, le mot calligraphie se prononce Shodô, ce qui signifie littéralement la voie de l’écriture. A la différence de la calligraphie européenne, le Shodô n’est pas considéré uniquement comme un simple moyen d’écriture ou une forme d’art décoratif. Historiquement, la calligraphie était un signe de bonne éducation, de haut niveau culturel. Au Japon, on considère que la pratique de la calligraphie permet d’atteindre la longévité et la maîtrise du corps et l’esprit. Les moines bouddhistes utilisent la calligraphie comme une forme de méditation.
Traditionnellement, la maison japonaise est décorée par une inscription calligraphique bienveillante, poétique ou une phrase de sagesse. Les talismans de bonheurs et de santé vendus aux temples japonais comportent obligatoirement une inscription calligraphique.
La calligraphie est utilisée dans les cartes postales pour transmettre les vœux de bonheur. La calligraphie est tout simplement incontournable dans la vie quotidienne des japonais.
A travers les siècles, la calligraphie est devenue l’un des arts les plus importants de la culture asiatique.
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Les outils traditionnellement utilisés sont la « pierre d’encre », que l’on mouille pour obtenir une encre noire et dense. Cette « pierre » est composée de carbone et de colle animale. Plus la pierre est ancienne, meilleure est la qualité de l’encre. Certaines utilisées par les grands maîtres du Shodô ont entre 50 et 100 ans.
Les brosses sont des sortes de pinceaux en poils de chèvre, de mouton ou de cheval, montés sur un manche en bambou.
Un papier – Washi – sert de support – c’est le même papier que l’on retrouve dans l’Origami. Le Washi servant à la calligraphie est traditionnellement blanc.
Il reste à l’artiste d’apposer son sceau à l’encre rouge. Ce sceau fait partie de l’équilibre graphique de la calligraphie. Il n’est donc pas apposé au hasard. Toutefois, il est d’usage de ne pas apposer de signature sur des soutras – textes ou phrases religieux, dans ce cas essentiellement bouddhistes.
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