MURAKAMI Haruki 村上春樹

mura1Cet écrivain contemporain japonais est né à Kyōto le 12 janvier 1949.

Après ses études universitaires à l’Université de Waseda, il est pendant huit ans responsable d’un bar de jazz à Tōkyō, le Peter Cat, dans le quartier de Kokubunji. Haruki reste un passionné des chats, ses seuls véritables amis pendant une enfance solitaire. Ceci explique certainement que nous retrouvons la présence de nombreuses références musicales, pop et jazz, ainsi que des chats dans la majorité de ses écrits.

Son premier roman « Écoute le chant du vent », publié au Japon en 1979, lui vaut le prix Gunzo.

Il part quelques années, et quelques romans plus tard, vivre en Italie et en Grèce puis aux États-Unis où Il enseigne la littérature japonaise à l’université de Princeton. Il revient vivre au Japon en 1995, marqué par le tremblement de terre de Kobe et l’attentat au gaz sarin de la secte Aum dans le métro de Tokyo. Ces tragédies inspirent le recueil de nouvelles « Après le tremblement de terre ». Les « Chroniques de l’oiseau à ressort » font allusion à ses voyages ne serait-ce que par les personnages de Creta et Malta. Haruki Murakami est également traducteur en japonais de plusieurs écrivains anglo-saxons (Scott Fitzgerald, John Irving ou encore Raymond Carver).

mura2Ses écrits romans et nouvelles sont des mélanges d’histoires fantastiques logées dans un quotidien parfois routinier. Les références philosophiques, la Grèce ou le jazz s’insinuent dans une vie du japon contemporain. Murakami nous dresse un tableau vivant comme un personnage qui nous décrit la préparation de son repas ou ses tâches ménagères, tout en pensant à un problème à résoudre dans un monde surréaliste. Souvent plusieurs histoires se vivent en parallèle pour se retrouver. Les références japonaises, culturelles et religieuses font le lien entre les évènements passés et présents.

 Ces contrastes sont parfois difficiles à aborder par un système de pensée trop occidentale. On sent tout de suite si on adhère ou non. En cas favorable, au fil de ses romans, on retrouve des personnages récurrents et atypiques, des décors ou des références communes qui font qu’à chaque fois que l’on ouvre le livre, on entre réellement dans le monde de Murakami. On a tout de suite l’impression de retrouver des lieux habituels, réels ou imaginaires, et des personnages bien vivants.