Le rituel de la carte de visite 名刺【めいし】

meishi1Dans les rapports professionnels au Japon, ou avec des japonais à l’étranger, l’échange de cartes de visites (meshi) est réellement un protocole à respecter. Il ne faut donc jamais être à court de cartes de visites, les japonais ont fréquemment sur eux des petites boites, ou des porte-cartes afin de pouvoir rapidement  extraire leur carte.

Pour la présenter, on la tient des deux mains, en direction du destinataire, face imprimée vers le haut.  L’interlocuteur la prend avec respect, et vous tend la sienne de la même façon. Il faut alors lire la carte et ne pas oublier de ponctuer cela de saluts. Ceci marque en fait toute une sorte de respect : respect de l’autre, de l’entreprise pour laquelle on travaille, de la rencontre.

Il est certain que cet échange peut paraître protocolaire par rapport aux occidentaux que s’échangent des cartes et les rangent immédiatement. Mais la carte de visite japonaise est pratiquement une seconde pièce d’identité.

Sans entrer dans les polémiques et situations excessives, le salarié japonais est par tradition bien plus concerné et impliqué dans son entreprise que l’occidental. La carte symbolise alors l’appartenance à un groupe. Le salarié représente alors son entreprise dans chacun de ses déplacements. De plus les liens professionnels se créent souvent par relation voire parrainage. L’échange de cartes est donc important.

cvLes cartes ne sont pas la propriété de l’employé mais appartiennent à l’entreprise. Elles lui sont données lors de son arrivée. Il doit par contre restituer les cartes restantes lors de son départ. Il en est de même pour les cartes commerciales amassées. Le salarié représentant son entreprise ne les a donc pas reçu à titre privé, ils doit donc remettre à son supérieur toutes celles qu’il a collectées.

Les cartes sont en général sobres, lisibles. Le nom de l’entreprise et les coordonnées y figurent, ainsi que le nom du salarié et son grade ou sa fonction. Du fait de l’écriture japonaise, les cartes des sociétés travaillant à l’international sont traduites très souvent sur la face opposée. N’oubliez pas non plus que la tradition veut que l’on écrive le nom de famille puis le prénom pour les japonais, tandis que l’on commence par le prénom puis le nom de famille pour les occidentaux.

Les hommes d’affaires ont des cartes en général blanches, imprimées de noir, avec le logo de l’entreprise, en fait très normalisées. On trouve de plus en plus de cartes personnalisées dans les milieux artistiques, voire maintenant dans le domaine des cartes commerciales et personnelles.