盆栽 【ぼんさい】Bonsaï

bonsai1Le Bonsaï – « bon » signifiant coupe ou plateau et « sai »: plante – est un arbre est miniaturisé par des techniques de taille et de ligatures particulières. Les racines sont apparentes à la surface (nebari).

La culture des plantes remonte à l’Egypte ancienne, puis en chine, ou sont nés les premières représentations des jardins miniatures. La  forme épurée, le bonsaï, est japonaise, et sa codification sert actuellement de référence.

L’art du bonsaï  gagna le Japon aux environs du 6ème siècle avec l’arrivée du Bouddhisme. Ils étaient cultivés par les classes féodales, mais actuellement cette culture attire toutes les catégories de population qui renoue avec les traditions ancestrales.

Les bonsaïs sont habituellement regroupés en trois catégories selon leur dimensions, les japonais les classes en «nombre de mains», c’est à dire le nombre de mains nécessaires pour le porter :

  • Mame ou Shôhin : bonsaï à une main, de 5 à 15 cm. Cette taille limite fortement le nombre de variétés qui peuvent être travaillées. La culture est délicate, par exemple le pot à bonsaï étant de petite taille, la terre va s’assécher très rapidement et demande un soin constant, en été par exemple où il nécessite plusieurs arrosages par jour.
  • Kotate-mochi ou Komono : bonsaï à deux mains, de 15 à 60 cm. Il est le plus répandu, sa taille permettant de travailler avec beaucoup plus de finesse la structure et la ramification de l’arbre. À peu près toutes les variétés conviennent à cette catégorie.
  • Ômono: bonsaï à quatre mains (il faut deux personnes pour les porter), de 60 cm à 1.50m. Ce style reste plutôt réservé aux bonsaïs âgés. Il était symbole de prospérité.
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Il n’y a pas de règle concernant les styles, le tout est de se rapprocher de la forme la plus naturelle, sans chercher à copier la nature mais en évoquant la puissance de l’arbre et la pureté de son essence. Les styles sont donc plutôt un système de classement qu’une codification avec ses règles imposées comme ce que l’on rencontre habituellement dans les arts japonais. Citons entre autre :

  • Le Chokkan conique à tronc parfaitement droit.
  • Le Bankan au tronc tortueux s’enroulant sur lui-même.
  • Le Kengai au tronc en cascade, retombant sous le pot
  • Le Shakan au tronc incliné, comme penché par le vent.
  • L’Hokidachi, tronc épais et branches régulièrement évasées.
  • Le Sekijoju aux longues et fines racines sortant de terre.
  • Le Bunjingi, long tronc taillé pour ne laisser la verdure qu’au sommet.

Et bien d’autres encore.

Grâce à des rempotages fréquents, les racines sont exposées au-dessus du niveau de terre. D’autres styles décrivent l’arbre en foncions de la complexité des racines, et de l’ensemble troncs-racine.

Le plus vieux bonsaï connu est un pin qui daterait de 1500, il est visible au Takagi Bonsaï Museum de Tōkyō. La commercialisation des Bonsaïs représente un vaste marché, les prix allant de 5 à plusieurs milliers d’Euros. La production de masse en provenance d’Asie alimente les supermarchés européens. La production de luxe provient de pépinières artisanales.

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Chaque année a lieu à Tokyo la Kokufu Bonsaï Ten, où sont exposés les plus beaux bonsaïs du monde. On pense souvent que les bonsaïs sont obtenus à partir d’arbres spécifiques. Mais si certains arbres sont plus couramment utilisés, surtout ceux possédant des petites feuilles à l’état naturel, un bonsaï peut être créé à partir de n’importe quelle essence d’arbre ou de buisson. Les plus classiques sont les pins noirs japonais, les genévriers, les ormes de Chine et les érables japonais.

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