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Tokyo sur infodevnet.com

Visitez le Rainbow Bridge sur le site Infodevnet.Com

Sur la version ordinateur, du site infodevnet.com, vous voyez en fond d’écran, une vidéo qui s’affiche au hasard parmi 5 vidéos en ligne. Je vous propose de les visionner ici.

Ces vidéos ont été réalisées par « FromTokyo », un étudiant japonais qui a réussi à capter les lumières et mouvements de Tokyo. Je vous laisse les découvrir dans la Play List ci-dessous :

 1. le Rainbow bridge était déjà présent sur notre ancien site web. Le voici vu des deux rives, Tokyo City et Odaiba. C’est un pont qui relie Tokyo à une plage artificielle, et qui passe donc au dessus de la baie de Tokyo. De Tokyo à Odaiba, un métro très moderne, très lumineux, vous transporte au dessus d’une eau calme. Le contraste le soir est réellement surprenant. Au bord de l’eau, on apprécie le calme de la Baie, le clapotis des vagues, tout en voyant  les jeux de lumière du Rainbow Bridge.

2. Les lumières de Tokyo – on y reconnaît tous les grands centres, en particulier Ginza, Shinjuku et Tokyo City, avec quelques vues d’Ikebukuro. Ce sont des grands carrefours, animés jusque tard dans la nuit. Une grande foule est souvent présente mais sans sentiment de stress ou d’oppression. C’est même impressionnant de ressentir un certain calme dans cette foule, comme si le bruit n’était pas proportionnel au nombre de personnes.

3. D’autres vues de Tokyo la nuit, surtout le long de la rivière Sumida, d’Asakusa à Tsukiji. Asakusa est le quartier de la ville basse, dans lequel vous trouverez les temple Senso-Ji et la pagode à 5 toits, les commerces et les nombreux lieux de vie. Tsukiji est connu pour son immense marché au poissons.

4. WanGan « 都高速道路湾岸線 », Shuto Kōsokudōro Wangan-sen, la zone de la baie de Tokyo, appelée par son diminutif « Wangan » C’est un tronçon de l’autoroute à péage du Grand Tokyo, qui va de la ville de Yokohama, quartier de Kanazawa, à Ichikawa Ville de la préfecture de Chiba. C’est un itinéraire important qui court entre les îles artificielles de la baie de Tokyo par des ponts et des tunnels sous-marins, contournant entièrement Tokyo. C’est là que se déroulent parfois des courses illégales appelées justement les Wangan. Ces courses opposent deux concurrents. Les défis ne sont pas automatiques, et pour les lancer, il suffit de faire des appels de phares à la voiture qui vous précède. Une fois la course lancée, l’objectif n’est pas de parcourir une distance fixe, ou un nombre de tours, mais de suffisamment distancer son adversaire. C’est le pilote en tête qui décide du chemin à parcourir, en effet il suffirait que les deux coureurs se séparent en prenant deux bretelles d’autoroutes différentes et la course serait interrompue. Les Wangan ne se font que la nuit, étant donné que la police n’est généralement pas présente à ce moment-là et que la circulation est beaucoup plus fluide.

5. Le quartier de Shinjuku. C’est un quartier situé autour de la gare de Shinjuku, l’un des quartiers les plus animés de Tokyo, mais aussi un haut lieu des affaires abritant le siège de nombreuses grandes sociétés. La plupart des grands magasins japonais (Isetan, Keiō, Odakyu, Marui, Mitsukoshi, Seibu, Takashimaya et Tōkyū) sont présents à Shinjuku. On y trouve aussi des cinémas, restaurants, bars, et des hôtels internationaux.

Inemuri – 居眠り 【いねむり】

Inemuri – un art de vivre ?

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Les Japonais sont adeptes de la sieste rapide – même sur le lieu de travail. Cette pratique est appelée Inemuri – littéralement « dormir sur place ». Sur le net, beaucoup de clichés font croire que c’est une généralité au Japon, mais cette sieste rapide est loin d’être universelle !

Dans les transports en commun, il est fréquent de voir les passagers dormir, et comme par magie, se réveiller d’un bon à l’arrivée dans leur station de destination. De même dans la rue, c’est une pratique courante que des employés pratiquent durant un moment d’attente. Par exemple un coursier, un chauffeur ou un livreur fera une sieste en attendant une nouvelle mission ou un nouveau client.

Dans certaines entreprises, il est bien vu de pratiquer l’Inemuri au vu de tous, ce qui explique que l’on se ressource car on se donne à fond dans le travail. Bien entendu, comme toujours au Japon, tout est question de contexte, et on appréciera le cadre qui se ressource mais on ne comprendra pas le jeune employé qui aurait déjà besoin de dormir alors qu’il est plein de jeunesse et d’énergie ! L’Inemuri est toléré et conseillé dans les bureaux, mais il faut savoir qu’en général le temps de présence est assez long en entreprise. Il est bien vu d’arriver en avance et de finir tard, et les heures supplémentaires ne sont pas comptabilisée. Nous y reviendrons dans un prochain article.

A l’opposé, certaines entreprises ont mis en place des règles pour permettre aux employés de prendre des pauses pendant la journée de travail afin d’améliorer la productivité, tandis que d’autres sont strictes et utilisent des moyens de haute technologie, tels que la surveillance vidéo, pour prendre sur e fait leurs employés qui peuvent être en train de dormir. Ceux-ci peuvent alors devoir faire face à des mesures disciplinaires telles que la suspension ou le licenciement. C’est surtout le cas lorsque des problèmes de sécurité sont en jeu. Donc tout est toujours fonction de contexte. C’est bien entendu le cas dans certaines professions, comme les pompiers, les pilotes, les chauffeurs de camions et d’autobus, ou ceux qui opèrent sur de la machinerie lourde. Une sieste au travail pourrait mettre des vies en danger.

Les postes d’accueil du public font aussi l’objet de restrictions, et l’employé n’a pas le droit de faire une sieste sur son lieu de travail même durant sa pause réglementaire, afin de ne pas nuire à l’image de la société et de rester disponible au public. Imaginez un employé de mairie qui ronflerait au moment où vous allez chercher un acte de naissance, ou une vendeuse qui se fait une sieste à l’abri dans son rayon…

Alors, vous seriez tentés par l’Inemuri ou non ?

 

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Jan-ken-pon – じゃんけんぽん

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Jan-ken-pon ( じゃんけんぽん), appelé parfois de façon plus courte Janken (じゃんけん), est connu sous le nom de pierre-papier-ciseau en occident. C’est un des jeux les plus populaires au Japon, très souvent utilisé pour départager des personnes.

Il n’y a aucune trace de « pierre-feuille-ciseaux » en Occident avant qu’il n’y ait de contacts directs avec l’Asie. Les auteurs occidentaux de la fin du XIXe siècle l’ont seulement mentionné comme un jeu asiatique. Les Chinois et les Coréens utilisent le tissu avec la pierre et les ciseaux, alors que les Japonais ont remplacé « Tissus » par « Feuille ». Ceci laisse à penser que c’est donc du Japon que ce jeu a été importé en occident.
Jan-ken-pon est l’un des rares jeux de poing (ken) encore joué dans le Japon moderne. La règle est simple : le poing serré représente la pierre, la main tendue représente la feuille et les ciseaux sont fait de l’index et du majeur écartés. Les ciseaux battent (coupent) le papier, le papier bat (enveloppe) la pierre et la pierre bat (casse)les ciseaux. Les joueurs secouent leurs poings pour se synchroniser en disant « Jan-ken-pon » – A « pon » ils montrent leur composition. En cas d’égalité, le jeu recommence.
Ce jeu est parfois organisé en  compétitions ou utilisé simplement pour décider dans quel ordre des gens vont accomplir une action. Il existe de nombreuses variantes de ce jeu en fonction des régions, des traditions ou de l’histoire.  C’est un moyen de départager qui a été utilisé dans des contextes surprenants : en 2005, le président d’une grande compagnie japonaise a fait jouer à ce jeux les représentants de Christie’s et de Sotheby’s pour décider laquelle des deux firmes pourra organiser la vente d’une collection de tableaux impressionnistes dont un des tableaux valait à l’époque plus de 12 millions de dollars.
Des chercheurs de l’Université de Tokyo ont créé une main de robot qui a un taux de victoire de 100% au jeu pierre-papier-ciseaux. En utilisant une caméra à grande vitesse, le robot reconnaît en moins d’une milliseconde, quelle forme la main humaine est en train de faire, pour ensuite prendre la forme gagnante correspondante.
Depuis 2010, un des groupes féminins les plus célèbres de la pop japonaise, les AKB48, organise un tournoi pour ses fans, qu’on appelle janken taikai (taikai : tournoi). le groupe AKB48 est composé de plusieurs dizaines de chanteuses, réparties en équipes. Chaque groupe doit régulièrement changer de chanteuse vedette, celle qui sera au centre des chorégraphies et des spectacles.
Cette année, AKB48 avait ajouté à son tournoi annuel, qui s’est tenu à la fin d’octobre, un enjeu particulier : la candidate qui l’emportait gagnait le droit d’être au centre d’un sous-groupe spécial sélectionné pour les concerts à venir, et donc devenait, de fait, la première « idole » des AKB48. Ce n’est pas une petite récompense, mais bien l’occasion pour l’une des chanteuses d’entrer dans la gloire. La gagnante s’appelle Tanabe Miku. Je vous laisse apprécier l’extrait vidéo.